Problème sémantique
Quand verrons-nous des drapeaux de Canadien en berne sur les chars? Montréal coule en flammes au milieu de ses torrents d’eau pendant que les chroniqueurs sportifs descendent au fond des choses. Et les questions sont nombreuses au gris lendemain de la défaite. D’Est en Ouest, un mot brûle toutes les lèvres, découvrant des accents québécois des plus pittoresques: poteau. Ce n’est pas un hasard, nous apprend d’ailleurs le Robert: 3. Spécialt Poteau (d’exécution), où l’on attache ceux que l’on va fusiller. De ce premier phonème surgit l’inextinguible fatalité du sort. En effet, un habile glissement du signifiant nous instruit davantage sur ce qui attend Canadien: le meilleur ami de Biron devient potence pour qui ne sait pas le déjouer. Et de là, un peu de golf.
C’est que notre Price commence à ressembler de plus en plus à Jésus, sauveur comme dans sauvette. On a même vu un Slovaque entre les deux [poteaux] hier, et je ne sais pas si votre mémoire d’homme vous rappelle une telle présence en séries pour Canadien, mais du plus loin que j’ai osé vérifier, ça n’est jamais arrivé. Cela dit, on peut faire confiance au jeune cerbère slovaque, à la lueur de ses choix politiques réfléchis: Patrick(e) Roy ne figure plus sur son masque…
Adopter une attitude plus productive
Vous souvient-il de la dernière saison de Radek Bonk avec Canadien? Michel Bergeron avait juré qu’il monterait les marches de l’Oratoire à genoux si Bonk marquait 15 buts. Pas mal comme engagement: Bonk a, cette année-là, plus que doublé sa production de buts de la saison précédente. C’est ce qui m’amène à vous questionner sur vos habitudes de vie, cependant que Canadien tire de l’arrière 2-1 dans sa série. Avez-vous agi honnêtement, eu égard à votre amour pour Canadien? C’est qu’il est loin de la Coupe aux lèvres, et que se proclamer meilleurs partisans du monde ne suffit pas toujours. Il faut aussi se sacrifier pour la cause. Je vous laisse à vos croyances, mais faites quelque chose, je vous en prie.
Cour d’appel
Nous avons reçu quantité de lettres nous accusant de ne jaser que de Canadien, négligeant ainsi les autres séries âprement disputées dans les autres villes de la Nationale Hockey Ligue. Nous sommes heureux d’avoir le pouls des quelques milliers de lecteurs assidus qui fréquentent ce blogue, mais nous voudrions quand même leur répondre ceci: Nous ne discutons pas des autres séries parce qu’elles impliquent les prochains adversaires de Canadien, et qu’à Du bon bord de la puck, on prend les matchs un à la fois. J’espère qu’il y a dans cette réponse de quoi vous satisfaire.
En attendant le match de demain, je vous invite à garder votre foi en vie, illuminée par la sage parole de Monty Python: Always see the bright side of life.
Vous verrez comme les choses iront mieux la prochaine fois qu’on se parlera.
Yan-Yan






