Le calvaire du partisan

19 04 2008

Qu’est-ce qu’il y a de pire qu’une défaite de notre glorieuse flanelle aux bras meurtris contre les nounours un soir d’avril? Tout ce qui accompagne la défaite. En voici quelques éléments particulièrement irritants.

#1. Les commentaires d’Yvon Pednault en général. Suis-je le seul à crier « Ta gueule, Yvon! » soir après soir. Si seulement ce n’était que dans la défaite.

#2. Ceux qui se réjouissent des buts de l’adversaire et qui trouvent ça drôle même s’ils se disent des partisans du CH. Exemple :

Je suis certain que plusieurs d’entre vous, qui écoutez le hockey dans des lieux publiques, avez vécu une situation semblable jeudi soir. Le foutu paumé qui gueule après un but de Boston : « Je vous l’avais dit!!! Y’est poche!!! Modite recrue poche!!! Huet! Huet! Huet! ». Rassurez-moi, dites-moi que je ne suis pas seul à avoir ces mauvaises pensées impliquant une bouteille de 50 fracassée et un os temporal fendillé?

#3. La sortie de la taverne. Anecdote tirée de ce jeudi soir, illustrant mon propos :

Après la défaite, à la taverne ce jeudi soir, les mandibules s’activent. Pour terminer ses peanuts-en-écailles, oui, mais surtout pour s’faire aller l’appareil laryngé en diatribes ayant pour cibles les CH, Price, Plekane-tss et Ko-tsi-tsinnes de ce monde, écorchant au passage le créateur et l’univers en général pour les damnés poteaux-en-première et le pas-de-cravate-chanceuse de Carbo.

« Fair enough », j’me suis dit en chinois à mon moi-même intérieur, dedans le fort. J’peux vivre avec ça, la bipolarité du partisan du Canadien étant une réalité qu’il faille savoir accepter (lire le très honorable Jean Dion à ce sujet : http://www.ledevoir.com/2008/04/19/185920.html ). Ce que je ne peux pas digérer, cependant, je l’ai entendu un peu plus tard, vers 22h, à l’hybride Dunkin/Couche-Tard (siège de la vie communautaire du quartier, si vous voulez mon avis de nouvel arrivant) au coin Beaubien/St-Denis.

En payant mes confiseries au comptoir, j’entends un vieux monsieur sortir l’insoutenable, l’indéfendable : le « je le savais, je vous l’avais dit » (!). Ah ben siboire. PAS-CA-PAB. Y a-t-il plus enrageant qu’un quidam qui, malgré le fait que l’équipe termine au premier rang de la conférence, choisisse fièrement de sortir son pessimisme crasse dans les pires moments?

Au moins, dans ce cas-ci (ce n’est pas toujours vrai), le pauvre homme avait des raisons pour divaguer de la sorte. Il était visiblement atteint d’une démence fronto-temporale avancée, seule pathologie pouvant expliquer à la fois son comportement désinhibé un soir de défaite du CH à Montréal ET son allégeance pour… les Blackhawks de Chicago. « Poor thing », comme dirait Ruth dans Six Feet Under.

De votre côté, qu’est-ce qui vous fait chier?

Au plaisir de ne pas avoir à revivre ce calvaire ce soir.

Michou

P.S.: Le CH, 3 à 0. Vous l’avez lu ici.


Actions

Information

Une réponse

24 04 2008
bebehabs

mettons que je *mute* pierréyvon et j’écoute le duo mcguire et dubé à la radio sport tout l’temps… quoi que… ils commencent également à m’énerver, mais reste qu’ils sont tout de même mieux que pierréyvon… faudrait peut-être que je teste le CJAD un moment donné… à suivre…

Laisser un commentaire