Vade retro!!!

25 04 2008

Mon illustre confrère Yannick, appuyé dans sa démarche par nos 86 collaborateurs distribués à travers le monde, conspuait l’attitude des médias et du partisan moyen envers le Daniel Brière d’Amérique dans son avant-dernier billet, qui tenait pour l’occasion une saveur toute éditoriale. Malgré le fait que son argumentaire étoffé m’eut séduit aux premiers abords, j’ai tout de même choisi de suivre les préceptes de Galilée et de me faire aller la démarche scientifique avant de choisir l’attitude que je me devrais d’adopter envers cet homme.

#1. Formulation du problème: Comment agir face à Daniel Brière?

#2. Hypothèse (ici empruntée à Yannick): Ne pas le huer, le traiter avec respect.

#3. Méthodologie: Faire enquête sur le personnage et utiliser les informations que cela nous apportera pour déduire conséquemment l’attitude rationnelle que je me devrais d’adopter à son endroit.

#4. Reccueil des données:

Mes recherches m’ont permis d’apprendre les faits suivant sur le hockeyeur [tiré du site officiel du hockeyeur, de Wikipedia et de NHL.com].

Daniel Brière

Né à Gatineau (latitude 45º 29’ 00’’ Nord, longitude 75º 39’ 00’’ Ouest, code régional : 819, Code postal de l’Hôtel de ville: J8X 3Y9) le 6 octobre 1977 (6/10/77).

A porté tour-à-tour, au cours de sa carrière, les numéros 8, 54 et 48.

A été co-capitaine à Buffalo en compagnie de Chris Drury (#23).

A été échangé de Phoenix à Buffalo en retour de Chris Gratton (#77) et d’un choix de 4e ronde.

Cette saison : 31 buts et 41 passes points en 79 matchs, avec un différentiel de -22.

A eu 3 enfants (Cameron, Carson et Caelan) avec une (1) seule femme, sa conjointe Sylvie.

#5. Calculs:

Étudions un peu ces chiffres, afin de voir ce qu’ils nous apprennent sur l’homme.

Latitude-lonngitude[45+29+00+75+39+00]+ code régional[8+1+9] + code postal[8+3+9] = 226

Date de naissance[6+10+77] = 93

Numéros [8+54+48] + #co-capitaine [23] = 133

#Gratton[77] + choix de 4e ronde [4] = 81

Fiche cette saison [31+41+79-22] + nb d’enfants[3] + nb de femmes [1] = 133

Additionnons-le tout : 226 + 93 + 133 + 81 + 133 = … 666 !!!

Le chiffre maudit! Celui du malin! Satan! Belzébuth! Azazel! Lucifer! [merci Wikipedia]

Et ce nom, Daniel Brière, il me semble qu’il cloche… mmmm, attendez-un peu… s’agirait-il d’un anagramme?…???

d-a-n-i-e-l-b-r-i-e-r-e : Reine Diable R[rrr] !!!!!!!!! La conjointe du cornu (qui grogne, en plus)…!

#6. Interprétation des résultats/Vérification de l’hypothèse:

Mes amis, je le découvre en même temps que vous.

Daniel Brière serait donc l’incarnation hockeyenne de Lilith, la reine des succubes (ces démons femelles venant séduire les hommes dans leur sommeil pour s’unir charnellement à eux [merci encore, Wikipedia])!

Brière est une succube!

Diantre [euphémisme pour diable]! Nous l’avons échappé belle, partisans! Cet été, nous avons passé à deux doigts de signer à long terme pour un lucratif contrat rien de moins qu’un suppôt de Satan! Imaginez les dommages que cette démone aurait pu faire une fois qu’elle aurait eu accès à la douche avec les autres joueurs du CH!

Je frissonne juste d’y penser…

#7. Conclusion/Généralisation des résultats:

C’est bien beau tout ça, mais, maintenant que nous avons entre nos mains ce terrible secret, que faire? La huer? Attendre qu’elle écope d’une punition pour l’asperger non pas de bière (comme pour ce pauvre Mike Richards), mais d’eau bénite? Prier pour que les joueurs représentant la ville aux cent clochers aient raison de cette infamie?

Beaucoup de questions, bien peu de réponses. La balle est dans votre camp, chers amis.

CQFD, une fois de plus.

Que dit-on? Merci Du Bon Bord De La Puck [DBBDLP, pour les intimes], pour ta rigueur qui illumine l’obscurité de nos existences!

Michou, qui semble dû pour une bonne dose d’halopéridol





Évaluer le facteur chance

25 04 2008

Un autre K dans l’engrenage de Canadien

Michel, toi qui as son nom dans la Bible, peux-tu envoyer une bulle de remerciements à tes chums d’en haut? C’est que le Philadelphia Inquirer atteste que si Kostopoulos a eu la chance de redorer le blason de la Grèce – pas reluisant depuis l’Antiquité, avouons-le – en donnant la victoire à Canadien, c’est parce que le karma a eu le dernier mot. En plein ça. Écoute, je sais que tu es moins calé en hindouisme (vous avez brûlé quelques adeptes dans le temps), mais je ne savais pas que les dogmes avaient aujourd’hui droit de parole dans les arènes du sport d’élite, peux-tu m’expliquer ça un peu en sirotant ta grosse?

Le même journal a évoqué les lois de la physique, qui seraient à l’origine de la défaite des Flyers, ayant travaillé pour Canadien ce soir-là. Oh, pas grand-chose, c’est vrai, Einstein peut dormir en paix : des bâtons élevés et cassés. Quant à moi, je n’ai pas été ébranlé dans mes convictions : j’ai vu la rondelle monter, puis redescendre. Entre-temps, Kovalev avait tapé dessus un peu, pour être sûr. Newton peut corroborer la simplicité de l’événement, à savoir la trajectoire de la rondelle. Avec un peu de Nostradamus, il aurait pu aussi prédire que Kovalev allait la mettre dedans, et encore un peu plus tard.

Peut-être alors est-ce le bâton brisé de Carter qui fait office de nouveau théorème physique. Encore là, je suis sceptique : on sait tous que Canadien a toujours eu recourt aux bâtons irréguliers de l’adversaire pour gagner la Stanley : rappelle-toi Marty et sa banane en 1993. Je vais digresser, là. C’est que si on s’acharnait moins sur les Autochtones, on aurait de meilleurs bâtons. Au 19e, les Micmacs fabriquaient déjà des bâtons, et pas des picouilles : ils étaient tout d’une pièce et on pouvait les utiliser pendant trois ans avant qu’il nous fasse perdre la mise au jeu qu’il fallait gagner. Le truc, c’est qu’ils se servaient d’ormes centenaires, tandis qu’aujourd’hui, avec l’engeance humaine, on n’a plus que des petites pousses, qui font rire n’importe quel lichen en Toundra. En tout cas, avec des If, les Flyers auraient peut-être gagné, je le concède.

Encore un peu de n’importe quoi…

J’espère que vous avez tous eu la présence d’esprit de lire tous les nouveaux articles sur rds.ca. C’est que feu le Glorieux Michael Leighton (bon, il n’a fait que pratiquer avec Canadien, mais je me souviens très bien avoir vu Julien le regarder sur le banc, l’envoyant presque dans la mêlée après un but alloué par David « emmental » Aebischer; il a failli jouer, je vous dis) vient de faire 98 arrêts. Bon, on pourrait arguer que c’est dans la LAH, une ligue dominée par Jason Krog (qui n’a même pas réussi à jouer plus de matchs que Benoît Brunet en 10 ans de carrière), mais je voulais lui adresser un petit memoriam pas trop vulgaire, pour honorer sa performance.

Au fait, vous saviez que le match le plus long de la LNH s’est soldé par un but de Mud Bruneteau. Mud? Je sais pas pour vous, mais il me semble que c’est le gars que tu veux avoir dans ton entourage.

V’là, je vous quitte, faut que j’écrive au Ministère de l’éducation pour les féliciter de l’introduction du cours Éthique et culture religieuse. Avec ça, on pourra peut-être un jour contrecarrer les plans du karma, et avoir un vrai match de hockey, avec pas d’équivoques et tout et tout.

C’était Yannickoux-Marcoux, pour Du bon bord de la puck