Un autre K dans l’engrenage de Canadien
Michel, toi qui as son nom dans la Bible, peux-tu envoyer une bulle de remerciements à tes chums d’en haut? C’est que le Philadelphia Inquirer atteste que si Kostopoulos a eu la chance de redorer le blason de la Grèce – pas reluisant depuis l’Antiquité, avouons-le – en donnant la victoire à Canadien, c’est parce que le karma a eu le dernier mot. En plein ça. Écoute, je sais que tu es moins calé en hindouisme (vous avez brûlé quelques adeptes dans le temps), mais je ne savais pas que les dogmes avaient aujourd’hui droit de parole dans les arènes du sport d’élite, peux-tu m’expliquer ça un peu en sirotant ta grosse?
Le même journal a évoqué les lois de la physique, qui seraient à l’origine de la défaite des Flyers, ayant travaillé pour Canadien ce soir-là. Oh, pas grand-chose, c’est vrai, Einstein peut dormir en paix : des bâtons élevés et cassés. Quant à moi, je n’ai pas été ébranlé dans mes convictions : j’ai vu la rondelle monter, puis redescendre. Entre-temps, Kovalev avait tapé dessus un peu, pour être sûr. Newton peut corroborer la simplicité de l’événement, à savoir la trajectoire de la rondelle. Avec un peu de Nostradamus, il aurait pu aussi prédire que Kovalev allait la mettre dedans, et encore un peu plus tard.
Peut-être alors est-ce le bâton brisé de Carter qui fait office de nouveau théorème physique. Encore là, je suis sceptique : on sait tous que Canadien a toujours eu recourt aux bâtons irréguliers de l’adversaire pour gagner la Stanley : rappelle-toi Marty et sa banane en 1993. Je vais digresser, là. C’est que si on s’acharnait moins sur les Autochtones, on aurait de meilleurs bâtons. Au 19e, les Micmacs fabriquaient déjà des bâtons, et pas des picouilles : ils étaient tout d’une pièce et on pouvait les utiliser pendant trois ans avant qu’il nous fasse perdre la mise au jeu qu’il fallait gagner. Le truc, c’est qu’ils se servaient d’ormes centenaires, tandis qu’aujourd’hui, avec l’engeance humaine, on n’a plus que des petites pousses, qui font rire n’importe quel lichen en Toundra. En tout cas, avec des If, les Flyers auraient peut-être gagné, je le concède.
Encore un peu de n’importe quoi…
J’espère que vous avez tous eu la présence d’esprit de lire tous les nouveaux articles sur rds.ca. C’est que feu le Glorieux Michael Leighton (bon, il n’a fait que pratiquer avec Canadien, mais je me souviens très bien avoir vu Julien le regarder sur le banc, l’envoyant presque dans la mêlée après un but alloué par David « emmental » Aebischer; il a failli jouer, je vous dis) vient de faire 98 arrêts. Bon, on pourrait arguer que c’est dans la LAH, une ligue dominée par Jason Krog (qui n’a même pas réussi à jouer plus de matchs que Benoît Brunet en 10 ans de carrière), mais je voulais lui adresser un petit memoriam pas trop vulgaire, pour honorer sa performance.
Au fait, vous saviez que le match le plus long de la LNH s’est soldé par un but de Mud Bruneteau. Mud? Je sais pas pour vous, mais il me semble que c’est le gars que tu veux avoir dans ton entourage.
V’là, je vous quitte, faut que j’écrive au Ministère de l’éducation pour les féliciter de l’introduction du cours Éthique et culture religieuse. Avec ça, on pourra peut-être un jour contrecarrer les plans du karma, et avoir un vrai match de hockey, avec pas d’équivoques et tout et tout.
C’était Yannickoux-Marcoux, pour Du bon bord de la puck
“En tout cas, avec des If, les Flyers auraient peut-être gagné, je le concède.”
Je te décerne le titre de la Paul-Houderie de la semaine pour cet incroyable calembourg!