On a collé plusieurs épithètes à Andrei Kostitsyn depuis son arrivée avec Canadien : énigmatique, inconstant, convulsif, mais qui est donc véritablement ce mal-aimé? L’équipe Du Bon Bord de la Puck a donc observé ce curieux spécimen dans son état naturel et vous livre en grande primeur l’essentiel de ses découvertes, ostensiblement présenté sous forme de points forts / points faibles.
Points forts
A été présenté aux médias par André Savard suite au repêchage de 2003 comme étant le prochain Guy Lafleur. Afin de rectifier ce qui aurait pu être interprété différemment, l’équipe DBBDLP tient à préciser que le recruteur faisait bien sûr référence à son habileté naturelle à perdre des cheveux prématurément
Demeure une valeur sûre en matière d’espionnage industriel, son incapacité notoire à communiquer en anglais/français et même dans son biélorusse natal constituant une impénétrable forteresse pour d’éventuelles taupes
Excellente coordination mains / yeux l’aide à accomplir de nombreuses prouesses appréciées des spectateurs, comme mettre ses verres de contact sans toucher ses paupières par exemple
Fier de porter le numéro 46, en l’honneur du décompte exact de ses chromosomes, célébrant ainsi un exploit relativement rare pour un individu ayant grandi à moins de 1000 km de Tchernobyl dans les années 80
A du talent à revendre, situation financièrement très pratique pour quelqu’un comme lui, s’étant méticuleusement appliqué à ne pas l’utiliser dans le but d’en faire éventuellement le commerce
Points faibles
Aurait été sélectionné plus tôt à l’encan de 2003 n’eût été de son inaptitude à être un bon joueur de hockey et du classement évaluant précisément cette habileté
Ses quelques rares rictus nous laissent parfois croire qu’il comprend une blague, exhibe du plaisir ou ressent une certaine montée de sérotonine alors qu’il ne s’agit en fait pour lui que l’une des 57 variations de la seule émotion qu’il peut physiquement éprouver, état que l’on pourrait traduire du biélorusse par “tiède neutralité indifféremment apathique”
N’a pas encore précisément compris en quoi diffèrent les règles du hockey de celles du billard, croyant encore que le but est d’entrer en collision avec tout ce qui se trouve sur la surface de jeu avant d’avoir le droit d’empocher la noire.
Selon les dires récents de son entraîneur serait un “individu”, ayant comme fâcheuse conséquence d’être doté de propriétés physiques et de dimensions mesurables lors d’une partie de hockey. Ne peut donc plus affirmer être un concept abstrait et incorporel, comme par exemple l’honnêteté, la mélancolie ou l’envie.

Vraiment bien écrit!! Très drôle et divertissant!!