… pour le masque “movember” de Jonas Hiller.

Là où elle roule toujours de notre bord
… pour le masque “movember” de Jonas Hiller.

Il serait légitime de conclure, comme le faisait mon collègue Yannick hier, que le congédiement de Perry Pearn par Pierre Gauthier est en lien avec la piètre performance des unités spéciales de Canadien en ce début de saison.
Cependant, il est aussi possible d’analyser la chose sous un autre angle. En effet, les médias anglophones, eux, préfèrent parler du congédié comme d’un « sacrificial lamb », comprendre un agneau sacrificiel. Le concept est intéressant, mais bien que la pilosité faciale en “beigne” de Perry Pearn pourrait justifier l’analogie avec un bouc (émissaire), force est de constater que le monsieur est un être humain; conséquemment, appelons un chat un chat, et parlons plutôt de sacrifice humain.
Le sacrifice humain, nous apprend Wikipédia, est « est un rite religieux pratiqué notamment par d’anciennes civilisations […] pour s’attirer les faveurs des dieux ». On retrouverait des exemples de ce phénomène dans de nombreuses civilisations, comme celles de la mésoamérique (aztèques, incas, etc.), de la Grèce antique et même de la Chine archaïque.
Toujours selon Wikipedia, une interprétation « fonctionnaliste » du phénomène nous porterait à penser qu’ « il aurait pour but de canaliser la violence vers un individu (sacrifié) et vers le domaine du sacré, institutionnalisant ainsi la violence qui est encadrée et pratiquée selon des rites et règles bien précises. Ainsi, le sacrifice humain assurerait la cohésion et la pérennité du groupe protégé de toute « violence intérieure » qui est évacuée par des rites magico-religieux ».
La chose est d’autant plus intéressante si on s’attarde aux circonstances entourant la mise à pied de l’assistant-entraîneur de Canadien. En effet, souvenons-nous de ce « non-incident » (merci Sportnographe), cette scarmouche entre nos bien-aimés P.K. et Pacioretty à l’entraînement il y a quelques semaines, évènement qui a précédé les déboires de début de saison du Montréal. Les experts essayaient de nous faire croire que tout était normal, que ces élans de violence inter-coéquipiers à l’entraînement étaient chose courante, qu’il ne fallait pas que l’on s’y attarde outre-mesure. À ce sujet, George Laraque nous disait qu’on « faisait un trop gros plat avec ça », et Michel Langevin nous sortait même des analogies douteuses avec la machine pour tenter de se convaincre lui-même :
« Ces gars-là, c’est des machines d’émotion, c’est des machines de travail humaines, physiques, et c’est normal qu’un moment donné, on se bouscule pis que l’émotion prenne le dessus. »
Dans la civilisation de Canadien, peuplée de gros bonhommes (1 gorgée) transpirant la testostérone, la déhydroépiandrostérone, l’androstènedione et tout plein d’autres hormones androgènes viriles, il n’est certes pas facile de canaliser toute cette violence. Le sacrifice humain, rite prouvé efficace s’il en est un, demeure encore le meilleur moyen d’aider nos joueurs chéris à se libérer le « Ça » freudien de toute cette énergie destructrice, comme l’a prouvé le tricoloré hier avec sa prestation contre le Philadelphie. Les joueurs, une fois leur violence intérieure sublimée par l’acte sacrificiel, ont finalement pu se concentrer sur l’objectif de saprer une volée aux Flyers.
Suivant une logique implacable, une façon simple de garder Canadien performant à l’année longue serait de faire, à intervalles fixes, des congédiements. Comment y parvenir sans avoir à mettre à pied tout le personnel d’entraîneur à chaque année? Toujours prêt à aider, le réputé « think tank » de Du Bon Bord de la Puck suggère une liste de membres de l’organisation qu’il serait facile de « clisser dewors » sans déstabiliser inutilement notre club favori
- Pierre Gervais (le préposé à l’équipement (voire qu’il est vraiment irremplaçable))
- Les filles qui lancent des t-shirts dans les gradins entre les périodes
- Michel Lacroix (l’annonceur maison)
- Peter Budaj
- Les enfants qui font le tour de la glace avec le drapeau avant les matchs
- Le chauffeur de zamboni
- Charles Prévost-Linton
- Benoît Brunet (pas vraiment dans l’ « organisation », mais ça fait plaisir quand même)
- Évelyne Audet (l’ancienne fille de Call-TV qui fait des reportages bidon sur canadien.com)
- Youppi!
Auriez-vous des suggestions? Merci de nous les communiquer via les commentaires du site; on se fera un plaisir d’envoyer la liste à Pierre Gauthier par la suite.
… ce matin, dans un journal respecté de la métropole.
Ne vous méprenez pas; je parle bien sûr du titre de la chronique d’Yvon Pedneault (oui oui, il existe encore).
“Ça ne fonctionne pas. Tout est croche.”
La panique est pognée chez les chroniqueurs du CH. Pas à DBBDLP; on a la foi. La preuve, on le dit haut et fort, ce matin, sans gène:
Canadien en 6.
Vous l’aurez lu ici en premier.
P.S.: Petteri Nokelainen à Montréal, et Gauthier n’a même pas donné de choix de deuxième ronde pour. Ça sent la coupe. Oh oui!
Un classique, rien de nouveau… Mais de le faire à 19 ans pendant un match de demie-finale des Championnats Mondiaux… Faut le faire!
Un peu “cheesy” à mon goût, mais bon, saluons l’effort!
Ça ne battra pas Loco Locass… Allez, on se gâte pour se réchauffer!
Allez, allez, allez, allez Montrééal…
Bon match!
Nous y revoici. Encore une fois.
Tradition oblige, le Boston s’amène, fort de ses gros bonhommes (une gorgée) mais traînant aussi dans son sillage son lourd passé, hanté qu’il est par les réminiscences de ses éternels échecs printaniers, dont l’exemple le plus récent (son spectaculaire écrasement contre Philadelphie l’année dernière) a marqué l’histoire du sport professionnel (3e équipe seulement depuis la création de la LNH à s’être inclinée après avoir mené une série 3-0).
Nous sommes à ce moment de l’année où les experts sportifs se perdent en « analyses », ces mosaïques de statistiques et des clichés usuels visant à justifier leurs prédictions des gagnants de la première ronde. Un article en l’apparence banal a cependant su capter mon attention sur le blogue de François Gagnon.
L’auteur, fidèle à son habitude de prendre contre Canadien, prédit Boston en 6. Pour justifier son assertion, il décortique le duel Bruins-CH en plusieurs parties : offensive, défensive, unités spéciales, gardiens, entraîneurs… Banal, me direz-vous. C’est toutefois vers la fin du texte que la chose se corse, alors qu’il donne un avantage au Boston pour ce qui est … des “impondérables”.
Ah, les impondérables! L’amateur moyen en a souvent entendu parler, mais peu nombreux sont ceux qui sauraient les définir. Monsieur Gagnon essaie de nous expliquer sa vision des choses, mais suis-je le seul à ne pas comprendre exactement ce à quoi il réfère?
Impondérables
Le Canadien s’est fait rosser aux poings et aux points lors de ses deux dernières visites à Boston. Max Pacioretty est passé à quelques millimètres de la paralysie, voire de la mort, après une mise en échec sauvage de Zdeno Chara et Mark Recchi s’est permis de mettre en doute la gravité de la blessure subie par le jeune attaquant du Canadien en raison d’une remise en forme plus rapide que prévu. Il est donc facile d’écrire que le Canadien a des comptes à régler avec les Bruins.
Mais voilà, les Bruins et leurs partisans ont mis la tête du Canadien et surtout des fantômes tricolores qui sont très souvent venus les hanter à prix il y a bien longtemps. Et ils les veulent morts ou vifs.
Parlant des partisans, ils joueront un rôle important dans cette série. Avides de victoires, les partisans qui seront les plus patients et qui se retiendront avant de huer la moindre bévue, le premier mauvais but ou le moindre cafouillage en attaque massive donneront des munitions de plus à leur équipe pour qu’elle sorte vivante du duel épique qui s’annonce.
- Impondérables : avantage Boston
L’impondérable pondéré sans pondération. Le résultat est pour le moins… opaque.
Pour rajouter à la complexité de la chose, pondérer (du latin ponderare (« peser »), de pondus (« poids »)), peut être à la fois synonyme de mesurer comme de celui de tempérer ou de faire preuve de réserve, selon le contexte. Benoît Brunet, comme on s’en souviendra, est un habitué de la seconde utilisation du terme et tempère fréquemment de façon excessive (« [Joueur] ne joue pas un bon match, mais il ne joue pas un mauvais match non plus » ); (2 gorgées)). Dans l’exemple qui nous intéresse, cependant, on tente plutôt de quantifier le non-quantifiable, de mesurer le non-mesurable.
La pondération des impondérables est un exercice par définition ardu. La chose est d’autant plus compliquée que la nature même de ce qui est pondérable peut faire l’objet de débats. N’y a-t-il vraiment aucune façon de mesurer ce qui est généralement attribué aux impondérables du hockey (le leadership, l’esprit d’équipe, le désir de vaincre)? À l’inverse, peut-on réellement assimiler le talent offensif d’une formation simplement à la production de ses joueurs? La défensive aux plus-et-moins? Le talent se quantifie-t-il? De plus, mesurer ce qui semble à première vue se faire aisément (ex : longueur de la barbe de Paul Mara) devient autrement plus complexe si l’on prend conscience du problème de la mesure quantique, comme le démontre le paradoxe du chat « mort-vivant » de Schrödinger (mettons Paul Mara dans une boîte avec Ménick (le barbier des joueurs du CH) qui lui couperait la barbe si le compteur Geiger auquel il est connecté détectait la désintégration d’un atome, etc. etc.). Votre humble serviteur ne maîtrisant lui-même pas très bien le sujet, on comprendra tout de même que la chose est digne de réflexion.
Finalement, on pourrait conclure que Monsieur Gagnon n’a pas écrit un article mauvais, mais qu’il n’a pas écrit un bon article non plus. Cependant, ce serait pondérer sans pondération et, on se ne le dira jamais assez:
La pondération a bien meilleur goût.
“Tou-ché”, diraient les angleux.
Glané du blogue de Patrick Lagacé.
… vous l’auriez manqué.
Ça se passe de commentaire.
Canadien gagne en revenant de dedans l’en-arrière, Sergei K. brûle le Nashville, Bertrand Raymond défend P.K. Subban malgré le fait qu’il ne soit même pas Québécois…
Toutes les raisons sont bonnes, finalement, pour se gâter et ploguer de la pop russe de grande qualité. Surtout qu’après M. Trololo, mon collègue Yannick avait mis la barre pas mal haute…
À quand le remplacement de Vertigo comme sirène de but du CH?
“Il s’avance, il lance… et COMPTE!………..Novi novi novi novi gooood”.
M’essemble qu’il y a quelque chose là.
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