Il fut un temps où Roland Barthes, dans un ouvrage que tout intellectuel sportif se doit d’avoir lu (au moins pour le citer), disait des joueurs de hockey que « les grands joueurs sont des héros et non des vedettes[1] ». Mais, que voulez-vous, les temps changent, et les meilleurs partisans de la LNH huent désormais plus souvent qu’à leur tour leurs héros. Nous devons vivre une ère bien triste : hués et hueurs trouvent le moyen de justifier cette situation. Huer témoigne de l’implication énergique des partisans, et se faire huer nous donne de l’importance. Ah! cœurs qui saignent, vos cris sont des pleurs que je me refuse à entendre.
Un jour, je vous ai promis la liste des hués, avec justification des hueurs à l’appui. C’était une idée comme ça, mais comme j’ai un quota à remplir et que les idées sont rares, je ne vois pas pourquoi je me serais refuser cette paresse de tenir mes engagements. Cependant, comme une bonne idée ne vient jamais seule, cette liste – par trop longue – deviendra un top quelque chose (on avisera). Et comme une bonne idée vient parfois avec une bonne idée qui ne vient jamais seule, on va se faire ça en mode thriller. Rien de sanglant, seulement un brin de suspension : le top quelque chose sera dévoilé en plusieurs versements, à la manière Brault et Martineau, avec pour conséquence que le top #1 sera dévoilé à la toute fin.
Encore une tite coche:
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T’es bon pis t’es pas dans mon équipe
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